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JACQUES PERCONTE

paysages, corps, couleurs, matières, vitesses en arts plastiques, en numérique.

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film

201303R-FLM1xN-oe?9

ÀRVORE DA VIDA

Musique originale : Jean-Jacques Birgé

Producteur(s) : Too many Cowboys, Madeira film Festival, Galerie Charlot

ProRes, DCP, H264 (preview)

Prix du Meilleur Court métrage / Melhor Curta Júri da Crítica Jovem, Fronteira 2014, Goiania, Br

L'arbre de vie, un cycle quasi monochromatique où la dominante n'est pas une règle absolue. Voilà un arbre dans la forêt. C'est de là que s'élève la vie éprise de sagesse. l'éveil d'une simple présence pour l'histoire d'une vie. D'un vert à l'autre, c'est tout un cycle qui s'annonce.

From a green surface emerge the contours of a tree standing on the edge of a rain forest, the branches lightly swaying and the leaves slowly slicing traces of their movement into the endless plain. Even if in some places the surface of the image has healed, digital disintegration can cut off another piece, and this process does not cease until the tree dissolves into the uniform mist. (Frontiera cat.)

The tree of life, an almost monochromatic cycle where the dominant is not an absolute rule. Here is a tree in the forest. It is from it that life arises full of wisdom. The awakening of a simple presence for the story of a life. From one green to another, an entire cycle awaits us.

br → De uma superfície verde emergem os contornos de uma árvore à beira de uma floresta tropical, os ramos levemente balançando e as folhas lentamente entrecortando traços de seu movimento através da planície sem fim. Mesmo que em alguns lugares a superfície da imagem tenha se curado, a desintegração digital pode cortar outros pedaços, e esse processo não cessa até que a árvore se dissolva na névoa uniforme.

Une vidéo-document de Àrvore da vida peut être consultée.
Documentation vidéo de la recherche, expérimentations : n°1, n°2.
Quelques images de la pièce sur flickr → Àrvore da vida.

D'une surface verte émergent les contours d'un arbre debout sur le bord d'une forêt tropicale, les branches se balancent légèrement et les feuilles de tranchent lentement les traces de leur mouvement dans la végétation sans fin. Même si dans certains endroits de la surface, l'image est guérie, la désintégration numérique peut couper un autre morceau, et ce processus ne cesse jusqu'à ce que l'arbre se dissolve dans la brume uniforme.

par Rodolphe Olcèse, l'arbre de vie, blog de recherche du colège des bernardins, mars 2013

Arvore da vida c’est l’histoire d’un arbre à Madère, un arbre à l’orée de la forêt primaire. Au commencement, comme à la fin, il y a la couleur : le vert. Du monochrome, le mouvement de chacun des éléments plastiques va dégager certaines teintes de la matière et faire naitre les formes. L’arbre apparaît. Toutes les dimensions de l’image et de la musique s’animent et s’agitent jusqu’à ce se qu’elles se laissent aller à l’apaisement. C’est le cycle d’un univers, un cycle infini. Et tous les codes qui le régulent sont explicitement abstraits. Ils s’incarnent en tension entre l’espace de l’image et celui de la musique....

"àrvore da vida de jacques perconte vient, depuis un lieu atemporel, ressaisir le vif de ce cheminement cinématographique en ouvrant notre attention à ce qui l’excède de toute part : la générosité, la richesse des formes les plus simples qui se livrent à la caméra. le film, qui se présente comme un cycle chromatique, voire monochromatique, va arracher la figure d’un arbre, filmé à madère le printemps dernier, à un aplat de vert au premier abord uniforme. ce tableau est un arbre de vie au sens concret et immédiat. ce qui va faire surgir ce plan enfoui d’un arbre, c’est le mouvement des branches, les siennes, et celle de toute la végétation environnante. comme si cet arbre se découpait sur fond d’un arbre plus vaste encore, alors que l’image, dans le détail de chaque pixel, se teinte de milles détails roses et bleutés. àrvore da vida, c’est le vent qui agite sans discontinuer le contenu de l’image pour le faire apparaître, puis disparaître à nouveau dans ce même aplat vert initial. c’est alors la musique de jean-jacques birgé, à l’orchestration précise, qui révèle la part narrative du film, dont l’apparente abstraction laisse entrevoir les pulsations invisibles qui sont au principe même du mouvement de la vie, et s’amplifient de chaque battement de notre propre cœur."

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Par Bidhan Jacobs, Libération du Signal : les révolutions du Flou, L'Harmattan, 1 sept. 2014 - 214 pages

Árvore da Vida (2013) est une des pièces de son cycle sur l’île de Madère débuté en 2012 qui a déjà donné lieu à deux performances avec Jean-Jacques Birgé (2012) et Jeff Mills (2013), des installations, des installations génératives et à plusieurs films. C’est l’histoire d’un arbre à l’orée de la forêt primaire du parc naturel de Madère, vestige de la plus vaste forêt de lauriers autrefois répandue il y a 15 à 40 millions d’années. L’investigation plastique des algorithmes par agencement de fonctions nouvelles lui permet de révéler des propriétés insoupçonnées du signal original et de créer des structures de nuages de pixels.

Perconte a tourné un plan-séquence en très longue focale, à 200 m de l’arbre qui en réalité était tout petit mais lui plaisait beaucoup parce qu’il était pris dans une végétation dense sans profondeur de sorte que tout était vert partout. Le diaphragme était réduit pour obtenir un maximum de netteté et de détails sur l’arrière plan. Avec le vent, tout bougeait un peu, l’arbre, bien sûr, mais aussi le fond. Le plan était très riche plastiquement. Puis il a fait varier la vitesse du plan en introduisant un ralenti progressif pour revenir à la vitesse normale, puis un nouveau ralenti jusqu’à ce que plus rien ne bouge. La structure scénaristique temporelle vient de ce mouvement de ralenti et d’accélération.

Il a ensuite décliné 8 versions de ce plan en GIF, ce qui signifie qu’il a extrait toutes les images du film en images fixes dans un dossier, ce qui représente, à raison de 9 minutes à une vitesse de 25 images par seconde, 13500 images. Ensuite, il a transformé les images fixes en GIF pour le web, à l’aide du GIF 89a, en bichromes, trichromes ou quadrichromes. Le fichier est réduit alors réduit à une formation de points. Les images sont normalement synthétisées par le GIF en valeurs de 256 couleurs, mais Perconte a travaillé sur des échelles nettement plus petites de 2, 4, 8, et 16 couleurs maximum. C’est un travail d’organisation des points en nuages et structures avec du bruit, en camaïeux de verts à partir d’une sélection de teintes vertes de l’image originale. Puis tous ces fichiers ont été retravaillés selon ses méthodes de travail par compression temporelle et différents types de compression dérivées des Mpeg4 selon une chaîne de compressions successives avec paramétrages via des interface graphiques en faisant notamment varier la réduction de débit dans des taux très élevés. Les bleus, les jaunes, les rouges, les roses sont révélés par l’intensification des compressions. Ces pixels sont très localisés d’autant plus qu’il s’agit d’un plan fixe. D’habitude, quand il s’agit de plans avec du mouvement, les artefacts laissent des traînes avec la compression, tandis qu’ici puisque les mouvements sont très limités, les pixels de couleurs restent à leur endroit d’apparition. Perconte les a suivi, amplifié et poussé (en ajoutant de la saturation pour qu’elles ressortent plus).

Enfin, il a élaboré un grand compositing à partir d’After Effect par calques de sélection de certains pixels de couleurs, des ombres, des hautes lumières et les a superposé en jouant sur les transparences (une vingtaine de couches). L’idée était d’obtenir des mouvements de points ultra lisibles parce qu’ils sont lents, des structures extrêmement délicates.

Árvore da Vida donne l’impression du réveil et de l’excitation de la matière de laquelle l’arbre semble naître. Perconte traite ainsi le motif de l’arbre non dans sa forme apparente mais en aplats denses de micro touches discontinues et vibrantes aux infimes nuances de teintes et de tons, à travers lesquelles l’arbre semble se disséminer dans le plan. Le motif de l’arbre de vie, principe de puissance de fécondité et de fertilité est injecté dans les technologies filmiques numériques : ce signal normé et pauvre contient dans ses données un potentiel de fertilité plastique infinie que Perconte révèle par le détournement et l’intensification des spécifications techniques des algorithmes. Un tel travail plastique sur le point nécessite des normes de résolution élevée en terme de décompression avec de hauts débits et les derniers supports de visualisation, écrans et projecteurs.

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Diffusions, expositions (beta) :

  • 2017 : May, 14 & 15, the Cinema of Jacques Perconte, 2 days of screening at CInema 25, Manchester, uk
  • 2017 : Le 4 mai, séance « Jacques Perconte : Infinie Vision », à la cinémathèque Suisse avec Vincent Sorrel et moi, Casino de Montbenon , Lausanne, ch
  • 2017 : On march 10th, Arvore da vida is at the Close-up, SIgnal Noise cur. by Karel Doing, London, uk
  • 2016 : Le 28 septembre septembre, independant Film Show, Cur. Karel Doing, WORM Filmwerkplaats Rotterdam, Nederland, nl
  • 2016 : Samedi 2 juillet, Arvore da vida, dans  Split | Distort | Reassemble, cur.Karel Doing, Mademotion Lavapiés, Madrid, es
  • 2016 : Du 23 au 25 juin, independant Film Show Napoli, Napoli, it
  • 2016 : Le 15 mars, rencontre/séminaire au Laboratoire d'Informatique Avancée de Saint-Denis EA4383, université de Paris8, Saint-Denis, fr
  • 2016 : Le 8 février, rencontre autour de la question de la plasticité dans mes films avec Antonio Somaini, Paris, Paris, fr
  • 2015 : Le 9 décembre : Jacques Perconte et Etienne Caire : Métamorphoses, Altérations, matières, hasard et logique des images entre argentique et numérique, 14h30/17h30, Rencontre, ICM, Université de Grenoble, Amphithéâtre Bernard Montergnole, Grenoble, fr
  • 2015 : Le 6 février à 21h30, Soleils, dernière séance du cycle soleils, La région Centrale avec/après Michael Snow, Cinémathèque française, Paris, fr
  • 2014 : Le 23 novembre, Arvore da vida dans recent works from collectif jeune cinéma, Balagan film, Carpenter Center, Boston, usa
  • 2014 : Le 14 novembre, Arvore da vida est au Picture show, micro-cinema in Greenpoint, Brooklyn, New York, usa
  • 2014 : Le 27 octobre, Arvore da vida, Dessiller les regards, par Jacques Kermabon, Le Fresnoy, Tourcoing, fr
  • 2014 : Le 10 juin, Arvore da vida est au mk2 Quai de scène, soirée Bref, Paris, fr
  • 2013 : Du 24 au 29 octobre, Mes films Àrvore da vida, Chuva et les moutiers sont au 17th Jihlava International Documentary Film Festival, Jihlava, cz
  • 2013 : Le 7 juin à 20h, le 8 à 22h et le 9 à 17h, Focus Jacques Perconte (20 films) Festival Côté Court, Pantin, fr
  • 2013 : Le 4 mars L'arbre de vie est présenté à 20h au collège des Bernardins à Paris, fr
  • MADEIRA

    Cette pièce fait partie d'une série. La plupart du temps une série s'attache à un paysage, à une région. Il y a une certaine unité géographique.

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    MOTIFS

    Les motifs et figures que je travaille. En cours de développement

    FORET(S)
    ARBRES
    * Il se peut qu'il y ait un mot de passe si le film n'est pas est encore fini ou en "exploitation", écrivez-moi, on ne sait jamais, je vous le passerai peut-être ;).
    ** Il me semble toujours utile de rappeler que ces images, ces vidéos, ces sons que vous trouvez ici sont des documents. Il exposent ce que les pièces représentent. Mais ils ne donnent pas accès à sa véritable expérience. Rien ne vaut, si elle vous plaisent, leur découverte in situ, en salle ou en exposition.

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