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JACQUES PERCONTE

paysages, corps, couleurs, matières, vitesses en arts plastiques, en numérique.

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impression

20031238D-PRM1xN-oe?89

38DEGRÉS

Producteur(s) : le bleu du ciel

livre (abandonné)

‘Trente huit degrés’, Isabelle. Une série où chaque image de son corps devient la pièce maîtresse d’une collection. Il est impossible de choisir parmi les millions de paysages qu’elle m’expose quand je la regarde. Chaque jour m’offre quelque chose de nouveau à voir et par réflexe de peintre, de photographe ou de vidéaste, je fais des images… Ce que j’essaye de faire dans ce livre, c’est de reconstruire une collection de ces impressions et de ces moments qui ne me quittent pas. Et chaque fois que je recommence à les photographier, je cherche l’absolu. Je le vois, je le sens, mais il m’est bien sur impossible de l’écrire où que ce soit. Les techniques que j’emploie me permettent peut-être d’inscrire dans mes photographies cet infini et de représenter quelque part cette force si chaude…

‘Trente huit degrés’ (thirty eight degrees), Isabelle. A picture set where each shot of her body becomes the master piece of a collection because it’s impossible to choose from millions landscapes she show me any time I look @ her. Every day she offers me something new to see and by painter, photograph, videograph reflex, I make pictures… what I’m trying to do in this book, in these experiences, it’s to reconstruct a collection of those impressions and those moments that never leave my mind. And any time I start over to photograph them I look for absolute. I can see it, I feel it, but of course it’s impossible to me to write it anywhere. Maybe the way I use technology may perhaps help me to write this infinite somewhere and to represent this strength so hot…

Le site internet du projet http://www.38degres.net...
Quelques images de la pièce sur flickr → 38degrés.
Toute l'histoire en images sur flickr:s : n°1, n°2, n°3, n°4, n°5, n°6, n°7, n°8, n°9, n°10, n°11.

Trente-huit degrés, c’est la température qu’il doit faire à quelques centimètres de sa peau, de ces photographies et de leurs images, c’est une chaleur qui ne se perd pas. Quand je pense à son corps, je rêve de paysages si grands que l’on se perd complètement, il y a tellement de choses à reconnaître, des kilomètres de peau où règne le chaud, un doux désert presque vide. Beauté, immensité où chaque vibration de la lumière pousse les couleurs à se montrer autrement. Les variations de sa "nature en pose" sont infinies. J’ai rencontré Isabelle en mai deux mille trois. Je l’ai photographiée (pour ce livre) de décembre deux mille trois à mars deux mille cinq… Le livre était plus où moins en prévision avant notre rencontre, on en avait parlé comme ça, et puis c’est arrivé et ma vie à commencer à changer, s’accélérer dans certaines dimensions et se ralentir dans d’autres. Je ne voyais plus les mêmes couleurs, je passais encore plus de temps à penser à mes images et à rester bouche bée devant certaines autres. J’ai arrêté net les séries d’images de corps sur lesquelles je travaillais, j’ai commencé à la photographier.

Ces photographies amorcent les dernières séries de travaux sur les corps numériques. Depuis 1996 ces expérimentations formelles et théoriques confrontent à l’intérieur d’images des sujets avec l’histoire de leurs représentations (techniques - numériques). Les stigmates, les textures, les couleurs de la photographie (ou du film) deviennent les témoins des processus de fabrication. Les premières séries d’expérimentations sont des séquences animées en ligne (sur internet), elles deviennent ensuite support à des installations vidéo avant de devenir des photographies. Cette série se dégage des perspectives intellectuelles originelles (théoriques) pour donner plus de place à un travail esthétique sur les textures et la couleur qui ne fait qu’avouer une passion pour le corps, l’image et son corps.

Corps numériques, http://www.technart.net/+/ncorps/ (1999)
Notice du Catalogue ‘les arts aux murs’, Jacques Perconte, 2003.

Ce livre sera décomposé en plusieurs chapitres qui ne porteront pas de titre, chaque partie sera un voyage plus ou moins fragmenté le long du corps de cette jeune femme. Cet ouvrage après être un livre ou je raconte d’une certaine façon un amour ou du moins une partie de cette passion, est un essai sur la photographie et l’image numérique. Ce travail, comme il est précisé dans la notice précédente n’est plus théorique, les seuls fondements sont ceux d’une recherche esthétique : trouver un équilibre entre l’image et son support, entre le désir que m’inspire le sujet, l’image du corps et ce support qui lui donne un temps et une texture. J’ai déplacé les images que j’ai faites d’elle dans différents contextes, sur différents moniteurs d’ordinateurs (écrans crt plus ou moins plats, écrans à plasma), sur des téléviseurs (de plusieurs sortes aussi) et à chaque fois, je les ai à nouveau photographiées. Après l’avoir photographié elle, je photographie ses images. Et ainsi de suite.

par Didier Arnaudet, décembre 2003

Jacques Perconte photographie le corps comme une présence vive, sensible et donc parfois indéfinissable. Le corps devient un paysage qui se donne dans un mouvement autant de rapprochement que de fuite. Car ce paysage ne se définit plus par ses limites mais par l’intensité de dérives oniriques, de lumières intimes et de parcours amoureux. Ce paysage n’existe en vérité que dans l’espace d’un désir, celui d’un corps de femme, dans sa nudité immédiate et secrète. Il suffit d’approcher, de toucher. Donc de voir. Le regard est cette parole élémentaire, essentielle, toute faite de résonances et de silences, d’interrogations et de visions, qui dit le réel et la fiction, le clair et l’obscur, l’évidence et l’énigme. Il se désigne ainsi comme une tentative nécessaire pour accéder aux éléments qui composent une vraie rencontre. Ce livre pourrait être un film. Il convoque les mêmes questions de suites plus ou moins chronologiques, de rythmes, de couleurs et de textures. Il se sert des mêmes fils ténus pour rendre distincts les appels et les possibilités d’une narration. Certes, ici la narration est réduite à sa plus simple expression, celle d’un regard qui découvre mais sans circonscrire ni nommer. Ce livre n’est donc pas un catalogue d’images où la seule logique serait le butinage. C’est, plus fortement, un échange entre un corps et un regard, une succession d’images marquées par une fièvre amoureuse qui ne se veut nullement descriptive, encore moins interprétative. Il s’agit avant tout de capturer des moments de partage dans leur singulière qualité d’étrange affirmation et de pure transparence.

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par Sandrine Maurial, le 10 décembre 2004, Sarlat

L'artiste Jacques Perconte [figure 8] photographie le corps comme une surface sensible, dans sa texture la plus intime où le pixel très présent se confond avec le grain de la peau. L'optique tactile est encore convoquée. Les corpuscules composant l'image sont visibles et redoublent le message de l'artiste qui explore le corps humain dans une approche très sensuelle et intimiste. L'image numérique tente alors de simuler la substantialité du pigment-peau à l'écran. A l'image du pigment, le pixel est traversé par les photons de la lumière pour actualiser l'image sur la surface sensible du moniteur.

38DEGRÈS

Cette pièce fait partie d'une série. La plupart du temps une série s'attache à un paysage, à une région. Il y a une certaine unité géographique.

IT'S ALL ABOUT LOVE

2008

 IMPRESSION 

I LOVE YOU

2004

 INTERNET 

MOTIFS

Les motifs et figures que je travaille. En cours de développement

ABSTRACTION
CORPS
* Il se peut qu'il y ait un mot de passe si le film n'est pas est encore fini ou en "exploitation", écrivez-moi, on ne sait jamais, je vous le passerai peut-être ;).
** Il me semble toujours utile de rappeler que ces images, ces vidéos, ces sons que vous trouvez ici sont des documents. Il exposent ce que les pièces représentent. Mais ils ne donnent pas accès à sa véritable expérience. Rien ne vaut, si elle vous plaisent, leur découverte in situ, en salle ou en exposition.

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