2018 (), impression
impressions numériques, dimensions multiples
compressions dansantes de données vidéo détaillées à la main,
jet d'encre sur papier Photo Rag® Hahnemühle 308gr, 360 dpi,
Distribution
Galeries/Musées
Plongées dans l’or, mes images du monde rapprochent le ciel du métal. La lumière travaille depuis l’intérieur. Elle s’échappe des noirs, affleure dans les verts argentés, se répand dans les jaunes jusqu’à rendre la matière presque insoutenable d’éclat. Des roses et des bleus gardent la douceur des premières heures du jour. Le monde paraît encore humide de sa naissance, chargé de nuits anciennes que le soleil traverse lentement.
Dans Métal lumière, chaque image est un corps livré à cette transformation. L’or y prend toutes les profondeurs, depuis la mince clarté d’une feuille jusqu’à l’obscurité d’une roche. Il s’étire, se rassemble, entraîne avec lui des couleurs que l’on aurait tendance à vouloir séparer les unes des autres. Des fragments de ciel persistent dans ses plis. Le regard les suit, glisse dans leurs intervalles, descend le long des veines sombres et découvre, au fond, un doux éclat. Ce qui brillait au loin est maintenant tout près. Chaque point contient un peu du soleil.
Ces œuvres sont des machines alchimiques. Elles opèrent au changement, dans l’intimité de la matière et de celui qui s’y attarde. Il faut laisser les yeux trouver leur chemin, leur donner le temps d’oublier ce qu’ils savent. Alors le métal s’ouvre. Son poids disparaît et s’ouvre un temps, une étendue où l’on peut se perdre, où les distances se défont. Le cercle garde ensemble ces passages, comme un monde dont on pourrait voir toute la surface.
D’une image à l’autre, la lumière poursuit son travail. Elle abandonne ici un peu de nuit, emporte ailleurs presque toute la matière. Il reste des ors pâles, des noirs lumineux, des ciels que rien ne sépare plus de la terre. Chaque pièce recueille un moment de cette transmutation. Quelque chose y demeure en suspens, assez silencieux pour que nous puissions approcher, assez vivant pour que tout puisse encore changer.
Certains droits réservés, Jacques Perconte © et les producteurs mentionnés
Mais partagé avec amour.
;)